Après l’appel d’Eric Ciotti, des policiers de Saint-Denis frappent à la porte de Nice

Cinq candidatures de policiers municipaux de Saint-Denis auraient été adressées à la ville de Nice. Une annonce faite par Éric Ciotti dans un contexte de désaccord politique avec Bally Bagayoko sur l’armement des agents. À Nice, plusieurs faits récents relancent le débat sur les moyens de sécurité.

L’annonce intervient dans un climat politique tendu. Éric Ciotti affirme avoir reçu cinq candidatures de policiers municipaux en provenance de Saint-Denis. Le maire de Nice évoque une réponse directe à un appel lancé quelques jours plus tôt.

Cette initiative s’inscrit dans un désaccord avec Bally Bagayoko. Le nouvel édile de Saint-Denis porte un projet de désarmement progressif de la police municipale. Une orientation contestée par le maire niçois.

Eric Ciotti rappelle avoir « lancé un appel » aux policiers concernés. Le maire qualifie la décision de Bally Bagayoko de « décision ahurissante et extraordinairement dangereuse. » Éric Ciotti ajoute que cette mesure « met une cible dans le dos des policiers. »

Cette annonce susciterait des inquiétudes au sein des effectifs. Une source issue de l’ancienne administration mentionne « 90 demandes de mutation. » Ce chiffre n’a pas été confirmé officiellement.

Face aux critiques, Bally Bagayoko a précisé sa position sur France Inter. Le maire de Saint-Denis indique que les policiers municipaux pourraient « potentiellement » conserver des armes à feu à la fin du mandat. Plusieurs options sont évoquées. Le port d’armes pourrait être limité à une « patrouille spécifique » ou réservé à certaines situations.

Bally Bagayoko affirme avoir « confiance » dans le « professionnalisme » des agents. Le maire souligne leur capacité à « s’adapter ». Un rappel accompagne cette déclaration. Les policiers municipaux de Saint-Denis n’étaient pas armés avant 2020.

À Nice, une actualité marquée par plusieurs faits de violence

Depuis l’investiture d’Eric Ciotti à la mairie de Nice, plusieurs affaires ont mobilisé les forces de l’ordre. Le mardi 31 mars, des tirs sont signalés dans le quartier des Moulins. Les riverains alertent les services de police après avoir entendu des détonations. Un homme a été retrouvé blessé place des Amaryllis. La victime présentait des blessures aux jambes sans que son pronostic vital ne soit engagé.

Selon le parquet, cette personne est connue des services de police. Une condamnation pour trafic de stupéfiants est mentionnée. L’enquête est confiée au service interdépartemental de la police judiciaire. Les faits sont qualifiés de « tentative d’homicide en bande organisée ».

Quelques jours plus tôt, une autre affaire retient l’attention. Un mineur de 15 ans est placé en garde à vue dans une enquête pour meurtre. Les faits se déroulent à proximité de la promenade des Anglais. La victime, âgée de 33 ans, est retrouvée grièvement blessée à la gorge dans les parties communes d’une résidence.

Le parquet évoquait un homicide volontaire. Le suspect est décrit comme « déjà connu pour des faits de violences associés à des troubles du comportement. » L’enquête a été confiée au service local de la police judiciaire.

Le jour même de l’investiture du maire, une altercation avait éclaté dans le Vieux-Nice. Une manifestation antifasciste a rassemblé près de 300 personnes place Saint-François. En marge du rassemblement, un groupe d’individus cagoulés prend à partie des manifestants.

Selon les premiers éléments, une vingtaine de personnes vêtues de noir auraient agressées plusieurs manifestants. L’intervention de la police municipale avait permis de mettre fin aux affrontements. Le parquet a ouvert une enquête pour violences en réunion et participation à un groupement en vue de commettre des violences.

Dans ce contexte, Éric Ciotti défend de manière récurrente une ligne politique claire. Lors de son installation à la mairie, le nouvel édile annonce vouloir doubler le nombre de policiers municipaux sur le terrain dans un délai de dix-huit mois.

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