Alerte aux pollens : un premier épisode de risque très élevé dans les Alpes-Maritimes

Le risque pollinique atteint un niveau très élevé à Nice en cette fin février. Atmosud signale un premier épisode marqué par une forte concentration de pollens de cyprès et d’aulne. Aucune amélioration n’est attendue dans les prochains jours.

Le risque pollinique est très élevé à Nice indique ce mardi 24 février AtmoSud. Une situation appelée à se maintenir encore plusieurs jours. L’observatoire de la qualité de l’air dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur déclenche un indice 6 sur 7 pour une espèce : les cyprès.

La semaine du 23 février 2026 marque le début d’une période sensible pour de nombreux habitants. Après plusieurs journées de mauvais temps et d’humidité inhabituelle, le soleil s’est installé sur la Côte d’Azur. Le temps est redevenu sec. Les températures sont plus élevées. Le vent reste notable. Ces conditions favorisent la libération des pollens.

Cyprès et aulnes en cause

Les pollens de cyprès et d’aulne sont responsables de cet épisode. Les cyprès, très présents sur le littoral azuréen, y compris en milieu urbain, libèrent d’importantes quantités de grains dans l’air. Le réchauffement des températures et un bon ensoleillement ont favorisé cette diffusion.

Le pollen de cyprès représente la première cause d’allergie dans la région. Près de 75 % des cas d’allergies sont liés à cet arbre. La concentration atteint des niveaux élevés voire très élevés. L’indice de risque pollinique très élevé (6/7) est déclenché cette semaine pour les cyprès par l’observatoire régional.

L’aulne affiche un indice de risque élevé (5/7). Plus discret visuellement, cet arbre figure parmi les premiers à libérer ses pollens en hiver. Cyprès et aulnes libèrent d’importantes quantités de pollens dans l’air. Les autres espèces restent pour l’instant à des niveaux faibles ou très faibles à Nice.

Indice de risque pollinique à Nice :

  • Ambroisie : Très faible
  • Armoise : Très faible
  • Aulne : Élevé
  • Bouleau : Très faible
  • Graminées : Faible
  • Olivier : Très faible
  • Cyprès : Très élevé

Les pollens de ces plantes peuvent entraîner des symptômes allergiques bien connus. Rhinites, conjonctivites, toux, difficultés respiratoires, crises d’asthme, fatigue inhabituelle, pour les personnes allergiques, la période la plus difficile de l’année commence.

Certains habitants renouent avec les mouchoirs et les démangeaisons nasales après plusieurs mois plus calmes. Le retour des beaux jours et l’approche du printemps riment avec pollen. Les régions réputées plus chaudes, comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur, sont particulièrement exposées.

Le nombre d’allergiques progresse. À la fin des années 60, moins de 4 % de la population mondiale avait une maladie allergique. En 2026, presque 30 % de la population est concernée selon le ministère de la Santé. Cette hausse s’observe aussi dans le sud du pays.

Aucune amélioration n’est prévue d’ici la fin de la semaine. La météo clémente annoncée à Nice devrait faire perdurer ce risque. Une accentuation reste possible pour les personnes les plus sensibles.

Des recommandations pour limiter l’exposition

Pour limiter les risques d’exposition aux pollens, plusieurs conseils sont diffusés. Éviter le contact avec tout irritant des bronches comme le tabac, les parfums ou les aérosols. Aérer le logement avant 10 heures et après 19 heures. Fermer les fenêtres en journée lorsque la concentration augmente.

D’autres mesures peuvent réduire l’exposition : porter des lunettes en extérieur, éviter les activités physiques intenses dans les parcs et jardins, privilégier une sortie tôt le matin, se laver les cheveux le soir afin de ne pas ramener de résidus de pollens sur l’oreiller ou encore utiliser un sérum physiologique pour rincer le nez et éliminer les grains accumulés.

L’ensemble des recommandations est disponible via la page dédiée de l’Agence Régionale de Santé. L’indice pollinique est diffusé quotidiennement pour toutes les communes. Le risque pollinique pour chaque commune peut être consulté sur le site d’AtmoSud. Une surveillance et une information relative aux pollens sont assurées par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air.

À Nice, ce premier épisode marque le début d’une saison surveillée de près. Les prochains jours s’annoncent sensibles pour les personnes allergiques. La vigilance reste de mise tant que les conditions météorologiques favorisent la dispersion des pollens.

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