L’équipe Biotherm a fait visiter son bateau ce matin, dans le port de Nice. Immersion sur le bateau, leader de la course et vainqueur de la troisième étape entre Carthagène et Nice.
Bienvenue à bord ! L’équipe Biotherm, a remporté hier matin, la troisième étape de la course The Ocean Race Europe. Elle est actuellement en tête du classement général. L’équipe a permis à différents médias d’accéder à leur voilier, actuellement à quai dans le port de Nice. Une visite menée par Amélie Grassi, co-skipper de l’équipe, et Clotilde Lafont, partnerships qui débute à l’avant du bateau, sur le pont.
Ce n’est pas la première course pour ce bateau. En effet, il a été fabriqué en 2021, et a navigué pour la première fois en 2022. Le skippeur français Paul Meilhat avait terminé cinquième du dernier Vendée Globe, en 2024-2025, avec ce voilier. Un monocoque qu’il connait par cœur.
Toutefois, il y a une grande différence entre naviguer seul et en équipage. C’est ce qu’Amélie Grassi explique, notamment pour le changement de voile. « Pour une course en équipe, on prépare les voiles. On arrête le bateau pendant trois minutes, on change, et on peut repartir. » Pour cela, une personne est sur le pont pour sortir les nouvelles voiles et rentrer les anciennes. Les autres sont dans le cockpit pour les descendre et hisser. Des manœuvres beaucoup moins fréquentes sur une course en solitaire, et qui prennent une trentaine de minutes en règle générale.
Sept voiles par étape et un microscope
Au total, chaque équipe dispose de neuf voiles différentes, mais peut en prendre uniquement sept par étape. Un choix crucial à faire 24 heures avant le départ de la prochaine étape. La plus petite voile fait 30 m2 contre 400 m2 pour la plus grande. Toutes les voiles sont stockées dans la soute.
Un endroit dans lequel on retrouve un autre objet très particulier. En effet, le skipper Paul Meilhat accorde beaucoup d’importance à la cause environnementale. C’est pour cela qu’il a embarqué avec lui un microscope, de 40 kilos. L’appareil enregistre des milliers de données sur les fonds marins, tout au long de la course. Une data sur les plantons, qui est partagée aux scientifiques. La NASA s’en sert pour faire des comparaisons avec ce qu’elle peut observer depuis les satellites.
Un cockpit a partagé à cinq personnes
Durant une étape, il y a cinq personnes sur le voilier : quatre navigants et un média man. Chaque espace du bateau est pensé et réfléchi pour optimiser la performance. Sur le voilier, on retrouve une centaine de cordes, appelés des bouts . « Sur un bateau comme celui-là, on a peu d’électronique, peu de commandes électriques ou hydrauliques. Tout ce qui sert à naviguer le bateau, ça se fait toujours avec des bouts », explique Clotilde Lafont.
L’électronique présente sur le bateau sert pour la communication, la météo et la position en mer, principalement. Deux petites caméras sont aussi disposées dans le cockpit. L’équipage ne les gère pas, elles sont présentes uniquement pour que l’organisateur puisse avoir des images de la course.
Deux draps tendus sont installés à l’intérieur du cockpit, pour faire office de lit pour se reposer. L’équipe informe que Paul Meilhat est un skipper qui dort et se nourrit assez peu. Des habitudes qu’il doit adapter avec son équipage pour cette course.
La prochaine étape de The Ocean Race Europe débute ce dimanche après-midi, à partir de 17 heures. Les voiliers quitteront la Côte d’Azur, pour rallier l’Italie et le port de Gênes. L’avant-dernière étape, avant de rallier Boka Bay, au Monténégro, pour l’arrivée finale.