23.6 C
Nice
7 octobre 2022
23.6 C
Nice
7 octobre 2022
spot_img

Derniers Articles

Abinader donne le ton en Amérique latine

5 min de lecture

Hier à Bogota, le président de la République dominicaine a assisté à l’investiture de Gustavo Petro, qui a prévu un profond paquet de réformes sociales avec une orientation similaire à celle mise en œuvre par Abinader dans son pays.

Comme toujours. Cette phrase a été reprise dans le discours d’investiture du nouveau président colombien, Gustavo Petro, auquel Luis Abinader a assisté avec d’autres chefs d’État, dont le roi d’Espagne, Felipe VI.

Dans les différents rapports et analyses de la presse internationale, tant latino-américaine que d’autres parties du monde, un mot coïncide : changement. Et bien que les modèles soient différents, l’empreinte de la nouvelle façon de gouverner de Luis Abinader en République dominicaine est implicite, avec ses différences évidentes de mise en œuvre, dans ce changement qui s’opère dans plusieurs pays d’Amérique latine.

Il ne s’agit pas du type de politiques ou du système idéologique qui est transféré dans les stratégies gouvernementales. Il s’agit de mettre en œuvre des politiques au profit de la population, dans lesquelles le bien-être de la population est la priorité absolue par rapport aux intérêts des « suspects habituels ».

M. Abinader est arrivé à la présidence de la République dominicaine grâce à la demande de « changement » formulée par un peuple qui, depuis 16 ans, est en proie à la corruption, au crime et aux privilèges de quelques-uns. M. Abinader, qui possède à la fois une expérience de la politique et des affaires, mais aussi une sensibilité aux besoins des citoyens inconnue depuis près de deux décennies, met en œuvre le « changement » et un gouvernement « par le peuple et pour le peuple« . Ceci, avec des différences évidentes, marque une étape importante dans toute l’Amérique latine.

Cependant, les « suspects habituels » auxquels M. Petro a fait référence dans son discours ont un mot qui remet en question toutes les politiques mises en œuvre par les gouvernements démocratiques pour assurer le bien-être de la population : le populisme.

Avec sa nouvelle façon de gouverner, Abinader démontre qu’il est possible d’appliquer un modèle dans lequel les bénéfices sont « pour tout le monde » et pas seulement pour les « habitués », en donnant évidemment la priorité au bien-être des citoyens et en évitant que les conséquences des jeux de pouvoir mondiaux ne retombent sur les classes moyennes et ouvrières du pays.

L’un des thèmes centraux du discours de Gustavo Petro était la redistribution équitable des richesses. « Dix pour cent des Colombiens possèdent 70 % de la richesse. C’est absurde et amoral, nous ne naturalisons pas l’inégalité et la pauvreté. Nous sommes l’une des nations les plus inégales socialement sur la planète et c’est une aberration qui ne peut pas continuer si nous voulons être une nation et vivre en paix ».

Une fois devenu président, Abinader, au milieu d’une situation internationale très complexe et aux conséquences qu’il atténue précisément en raison de l’objectif selon lequel ce ne doit pas être le peuple qui subit les effets des jeux des puissants, comme le montrent les organisations internationales telles que le Fonds monétaire international.

M. Abinader parvient, comme le rapporte Diario16, à ce que les bonnes données sur la croissance économique soient transmises aux citoyens avec une réduction historique des niveaux de pauvreté et de faim en République dominicaine. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la République dominicaine est, avec le Panama, le pays où les chiffres de la faim ont le plus diminué dans la région d’Amérique centrale et des Caraïbes.

La FAO ne mâche pas ses mots lorsqu’elle affirme dans son rapport que ces chiffres ne peuvent s’expliquer que « par l’ensemble des mesures que le gouvernement [de Luis Abinader] a mises en place pour contenir les familles face à la pandémie, telles que l’extension de la couverture du programme Supérate, l’augmentation de la production alimentaire pour le panier de base, le soutien à la plantation directe, la réduction des impôts, etc. Il s’agit d’une « réalisation importante pour le pays face à la crise alimentaire mondiale actuelle ».

Cependant, Abinader sait que dans le monde d’aujourd’hui, on ne peut pas mettre la porte sur la campagne. C’est pourquoi l’analyse qu’il a présentée dans les forums internationaux auxquels il a participé a dépassé les frontières dominicaines.

Déjà, lors du sommet ibéro-américain qui s’est tenu à Andorre, le président de la République dominicaine avait averti que, même avant la pandémie, il y avait une crise du régionalisme ibéro-américain qui paralysait les mécanismes d’intégration et la désintégration dont faisaient preuve les différents pays d’Amérique latine dans les forums internationaux. Cela a également conduit à une stagnation économique qui s’est traduite par une croissance bien inférieure à la moyenne mondiale.

« Ce sont des chiffres très inquiétants qui nous obligent à redoubler nos efforts pour l’intégration régionale et le renforcement du multilatéralisme. Mes amis, le monde est arrivé à un tournant qui nous oblige à envisager un autre modèle de développement, qui soit équitable, vert et durable », a déclaré M. Abinader, selon qui l’un des moyens de parvenir à cette intégration est la réorientation des dépenses publiques et de la gouvernance.

Réunion d’Abinader – Petro

Avant que Gustavo Petro ne prenne ses fonctions, le président colombien et Luis Abinader ont eu une réunion bilatérale au cours de laquelle ils ont discuté de questions d’intérêt commun entre deux nations sœurs ayant des intérêts partagés.

Au cours de la réunion, le renforcement des relations diplomatiques entre la Colombie et la République dominicaine a été abordé, ainsi que des questions économiques et touristiques et la situation en Haïti, un sujet sur lequel M. Abinader a souligné dans divers forums internationaux que l’implication et la participation de la communauté internationale sont essentielles pour résoudre la situation délicate dans le pays voisin de la République dominicaine.

à lire

Reportages