Manifestation du 24 octobre à Nice : 61 interpellations après des affrontements avec des militants d’ultra-droite

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La mobilisation organisée à Nice ce samedi 24 octobre a été marquée par des interventions des CRS, des tirs de gaz lacrymogène et plusieurs utilisations de canons à eau. En fin de journée, des affrontements ont opposé des manifestants à des militants d’ultra-droite. Au total, 61 personnes ont été interpellées, dont 11 membres de l’ultra-droite. Deux policiers ont été blessés.

Plus de 2 000 personnes se sont rassemblées dans plusieurs lieux à Nice ce samedi 24 octobre, malgré l’interdiction préfectorale des manifestations et des rassemblements. Les premiers manifestants ont commencé à se retrouver vers 14h30 aux abords de la place Masséna, où un important dispositif policier avait été déployé.

Les forces de l’ordre ont rapidement repoussé les groupes présents sur place. Le cortège s’est ensuite déplacé vers la Promenade des Anglais, malgré l’interdiction de manifester, avant de circuler dans plusieurs rues du centre-ville, notamment la rue de France, le boulevard Victor-Hugo et le Vieux-Nice. Des manifestants ont également tenté de s’approcher de la mairie.

La mobilisation s’est d’abord déroulée sans dégradation de commerces. La situation s’est toutefois tendue à partir du milieu de l’après-midi, avec des interventions répétées des CRS pour disperser les groupes. Dès 16 heures, les forces de l’ordre ont régulièrement fait usage de gaz lacrymogène.

Un engin lanceur d’eau (ELE) a également été utilisé à plusieurs reprises. Ce véhicule blindé des CRS, doté d’une capacité de 6 000 litres, était accompagné d’une dizaine de policiers chargés d’assurer sa sécurisation. Les interventions se sont poursuivies dans plusieurs secteurs du centre-ville.

Une autre manifestation d’environ 500 personnes est également partie du boulevard Victor Hugo.

Des affrontements avec l’ultra-droite et trois blessés

Les tensions ont pris une autre dimension en fin d’après-midi avec la présence de militants d’ultra-droite dans les rues de Nice. Vers 16h30, un groupe s’est dirigé entre le port et l’avenue Borriglione. Ses membres ont applaudi les forces de l’ordre en chantant La Marseillaise puis Nissa la Bella, comme on peut le voir sur une vidéo filmé par nos confrères d’Ici Azur avant de repartir. Le groupe a ensuite été bloqué dans le secteur de Libération.

En début de soirée, plusieurs affrontements ont opposé des manifestants à des militants d’ultra-droite dans le centre-ville. De nouvelles tensions ont notamment été signalées dans le secteur de l’Hôtel des Postes où les pompiers interviennent actuellement. Selon les informations communiquées au cours de la journée, environ 300 manifestants ont été confrontés à une cinquantaine de militants d’ultra-droite.

La police est intervenue pour disperser les groupes et procéder à des interpellations. Onze membres de l’ultra-droite ont été arrêtés. Trois personnes ont également été blessées lors des affrontements et prises en charge par les secours. Selon la préfecture, les blessures étaient légères. Elle précise que deux policiers ont été blessés.

Au total, 61 personnes ont été interpellées à Nice au cours de la journée, dont 11 membres de l’ultra-droite.

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Près de 600 policiers et gendarmes mobilisés dans les Alpes-Maritimes

Les autorités avaient prévu un important dispositif de sécurité pour encadrer cette journée de mobilisation. Près de 600 policiers nationaux et gendarmes ont été mobilisés dans les Alpes-Maritimes, dont 450 à Nice. Plus de 300 policiers municipaux étaient également déployés dans la ville.

Le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, et le maire de Nice, Éric Ciotti, se sont rendus dans le centre-ville à la mi-journée, alors que les rassemblements étaient interdits pour la journée. Ils ont ensuite suivi l’après-midi de manifestation depuis le centre de supervision urbain et le commissariat Foch.

Le dispositif comprenait notamment des CRS, des moyens de dispersion, un engin lanceur d’eau et un véhicule du RAID.

Malgré cet important déploiement, la mobilisation a donné lieu à plusieurs épisodes de tensions entre manifestants et forces de l’ordre, puis à des affrontements avec des militants d’ultra-droite. La journée s’est ainsi achevée sur un bilan de 61 interpellations et trois personnes blessées à Nice. Fort heureusement, aucun commerce ne semble avoir subit de dégâts contrairement à la semaine dernière.

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