La Métropole Nice Côte d’Azur réexamine le projet de ligne 4 du tramway entre Nice et Cagnes-sur-Mer. Annoncée ce mardi 13 octobre 2026, cette décision prévoit l’étude de plusieurs solutions de transport, dont un bus à haut niveau de service (BHNS). Le coût du projet, proche de 400 millions d’euros, et l’opposition de la municipalité cagnoise motivent ce changement de cap.
L’avenir de la ligne 4 du tramway entre Nice et Cagnes-sur-Mer est remis en question. Éric Ciotti, président de la Métropole Nice Côte d’Azur, a annoncé le lancement d’une étude d’opportunité confiée à la Société des Grands Projets (SGP). L’objectif est d’examiner les différentes possibilités de desserte entre le quartier du Grand Arénas, à Nice, et Cagnes-sur-Mer, en passant par Saint-Laurent-du-Var.
Le tramway n’est plus la seule option envisagée. L’étude portera notamment sur la possibilité de mettre en place un bus à haut niveau de service (BHNS), ainsi que sur d’autres modes de transport. La réflexion sera également élargie à la desserte de Vence, avec une liaison en bus.
Cette réorientation intervient alors que le coût du projet atteint près de 400 millions d’euros et que la mise en service complète est désormais annoncée pour la fin de l’année 2032. La Métropole souhaite également tenir compte de la position de la nouvelle municipalité de Cagnes-sur-Mer, opposée à la réalisation de cette ligne.
Des travaux préparatoires déjà engagés à Saint-Laurent-du-Var
Le projet avait pourtant franchi plusieurs étapes. Les premiers travaux préparatoires avaient commencé à Saint-Laurent-du-Var en mars 2025, avec la démolition d’un bâtiment situé au sud de la gare et des aménagements de voirie. Un parking temporaire d’une centaine de places devait être aménagé sur cet emplacement, avant la création d’un parking-relais de 285 places.
En juillet 2026, le tribunal administratif de Nice avait également rejeté le recours déposé par des riverains contre la déclaration d’utilité publique de la ligne. La juridiction avait considéré que les éléments complémentaires apportés sur le financement permettaient de régulariser le dossier. Cette décision avait confirmé la déclaration d’utilité publique, sans mettre fin aux oppositions politiques au projet.
La situation a évolué après les élections municipales de 2026. Élu maire de Cagnes-sur-Mer dès le premier tour, Bryan Masson s’était opposé à la réalisation du tramway et avait défendu la mise en place d’un bus à haut niveau de service circulant en site propre.
Durant la campagne électorale, Éric Ciotti s’était engagé à ne pas imposer le tramway à une commune qui le refusait. Le président de la Métropole entend désormais respecter cette position et privilégier une solution élaborée en concertation avec les communes concernées.
La Société des Grands Projets chargée d’étudier les alternatives
Pour conduire cette étude, la Métropole s’appuie sur la Société des Grands Projets, présidée par Jean-François Monteils. L’organisme intervient notamment dans la réalisation de grandes infrastructures de transport, dont le Grand Paris Express.
L’étude devra comparer les possibilités de desserte entre Nice et Cagnes-sur-Mer, sans se limiter au tramway. Le BHNS fait partie des solutions examinées, notamment en raison de son coût d’infrastructure potentiellement inférieur. Les modalités d’une meilleure desserte de Vence seront également étudiées.
La Métropole indique vouloir développer des transports en commun « utiles aux habitants, financièrement soutenables et respectueux des réalités locales. »
Aucun calendrier précis pour la remise des conclusions de l’étude n’a été annoncé dans les éléments communiqués. Le choix du futur mode de transport reste donc ouvert. La décision de la Métropole marque une nouvelle étape pour la desserte de l’ouest des Alpes-Maritimes, alors que le projet initial avait déjà fait l’objet de travaux préparatoires et d’une validation judiciaire.
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