Après un an d’absence, le festival « OVNI, la biennale de l’image en mouvement » est de retour dans les Alpes-Maritimes pour une 11e édition. Du 13 au 29 novembre, de nombreuses expositions, performances artistiques et projections seront programmées autour de Nice, de quoi éveiller la curiosité des petits comme des grands autour de l’art contemporain.
Bien connu des amateurs d’art, le festival OVNI (Objectif Vidéo Nice) revient le mois prochain. Après une décennie à un rythme annuel, l’événement devient une biennale. Il reviendra désormais tous les deux ans.
Cette année, le thème du festival est « Performancia ». L’objectif est donc d’explorer la place du corps dans l’image en mouvement autour de la notion de performance, avec des œuvres qui interrogent sur le rapport au vivant, l’identité et l’interaction avec le public.
Du 13 au 29 novembre, 28 lieux des Alpes-Maritimes seront concernés par le festival. De Nice à Monaco, en passant par Saint-Jean-Cap-Ferrat ou Mandelieu-la-Napoule, 160 œuvres seront présentées, pour un total de 140 artistes impliqués sur l’événement.
Pour Nathalie Amae, directrice artistique du festival, la performance est au cœur de l’art depuis toujours : « la performance fait partie de l’art et même de la vie de manière générale. Avec ce thème, je voulais revenir au début de l’art vidéo, on retrouve plein de sous-thèmes comme les relations entre les individus, le rapport à soi aussi, c’est très intéressant. »
Le festival prendra racine le 13 novembre, au 109 – Pôle de Cultures Contemporaines, à Nice, avec son exposition centrale Tant de corps qui poussent en nous. Dans un espace de 1 200 mètres carrés, 15 artistes ont collaboré dans une exposition collective qui vient questionner autour des corps. « Il y a un fil rouge qui relie chaque exposition et chaque lieu. Tout un système narratif trame cette biennale, et tout cela s’est fait naturellement. Chaque œuvre est potentiellement en résonance avec les autres, et pourtant elles sont toutes bien différentes », précisait Nathalie Amae lors de la conférence de presse.
Entre art contemporain et patrimoine local
La particularité d’OVNI, c’est qu’il investit des lieux déjà existants pour les transformer en espaces artistiques. Châteaux, hôtels, il y a une vraie volonté de mêler la beauté du patrimoine local avec les œuvres des artistes. Cette année par exemple, le Château de la Napoule, à Mandelieu-la-Napoule, participe pour la première fois au festival OVNI, avec une œuvre de Jacinthe Loranger à la Napoule Art Fondation.
La plus grande fantaisie du festival OVNI reste son lien avec les hôtels. Les samedi 28 novembre et dimanche 29 novembre, le festival transforme temporairement des chambres d’hôtels en espaces d’expositions d’art vidéo.
Concrètement, les chambres d’hôtels deviennent des espaces artistiques, dans lesquels un artiste vient installer une œuvre vidéo avec une scénographie particulière. Le public peut passer d’un hôtel à un autre au cours du week-end et découvrir un véritable parcours artistique dans Nice. Un bon moyen aussi de découvrir de nouveaux artistes.
Cette année, Filipe Vilas-Boas est l’artiste associé à la biennale. Son œuvre Re:public, une sculpture en forme d’hémisphère invite les participants à chercher un équilibre commun pour que la structure tienne. Debout sur l’hémisphère, il faudra coopérer pour battre l’instabilité. L’œuvre sera présentée au 109 – Pôle de Cultures Contemporaines à Nice.
Alors, petits et grands, seuls ou en famille, le festival OVNI permet de découvrir Nice et ses alentours différemment. Pour Odile Redolfi, fondatrice et directrice d’OVNI, il est très important de préciser que les enfants sont aussi les bienvenus : « dans un monde saturé d’images, c’est décisif que les enfants apprennent à regarder autrement. Nous accordons une importance certaine à ces enfants qui seront notre public de demain. »
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