Difficile pour la Team Panda d’imaginer, quelques années en arrière, être alignée sur le Nice Côte d’Azur by UTMB. Pourtant tout est bien réel. Ce week-end, ce groupe de copains niçois s’apprête à déplacer des sommets, et c’est Quentin Brondeault qui relèvera le plus gros défi en s’attaquant, pour la première fois, au 100 miles.
Quentin, Kevin, Nicolas, Cédric, une bande de potes qui n’avait rien à voir avec la course à pied il y a encore quelques années, pourtant ce week-end, ils s’apprêtent tous les quatre à parcourir l’arrière-pays niçois lors du Nice Côte d’Azur by UTMB, chacun sur une distance différente.
Tout part d’un enterrement de vie de garçon. Après quelques bières, l’idée de se lancer tous ensemble dans la course à pied voit le jour. Un tatouage panda plus tard, les voici baskets au pied, en équipe. « À la base chacun courait un peu de son côté, puis on a fait de la rando et on s’est dit « pourquoi pas tenter le trail ? » Depuis, ça fait cinq ans qu’on est piqués, c’est l’aventure à fond », se réjouit Quentin Brondeault, inscrit pour la première fois sur un 100 miles.
L’histoire s’est construite petit à petit pour la Team Panda. D’abord avec la course sur route, sans dénivelé, pendant quelques kilomètres en 2021. Puis, de fil en aiguille, tout le monde s’est pris au jeu, l’équipe s’est agrandie, certains sont devenus papa, et l’aventure prend des proportions que personne n’aurait pu imaginer.
En 2024, Quentin et Nicolas ont fait parler d’eux en enchaînant le marathon de Berlin et le 50 km du Nice Côte d’Azur by UTMB à seulement six jours d’intervalle, une vraie prouesse physique.
En 2025, les deux Azuréens se sont confrontés à la CCC, une course de 100 km dans les Alpes, disputée dans des conditions dantesques cette année-là : « avec Nicolas on a beaucoup souffert de la pluie, de la neige dans la nuit. On n’a pas paniqué et ça l’a fait. Là ils annoncent de bonnes conditions climatiques, donc c’est top. »
Quentin Brondeault s’attaque à la distance reine
Ne lui parlez pas de volume d’entraînement millimétré ou de centaines de kilomètres par semaine, entre le travail et la vie de famille, le temps pour s’entraîner est restreint : « si on se fie aux réseaux sociaux, on va se comparer aux élites, et en tant qu’amateur c’est impossible de faire 150 km par semaine. Moi je dois être à 40 – 50 kilomètres. Il y a des priorités dans la vie, et nous on a choisi la famille. »
Avec une barrière horaire fixée à 50 heures pour finir la course, Quentin aimerait symboliquement franchir la ligne d’arrivée en moins de deux jours, sous les 48 heures. Questionné sur la difficulté de passer deux nuits d’affilée dehors à courir, il répond avec humour : « moi j’ai la carte joker, étant papa depuis un an et demi j’ai l’habitude des nuits courtes. »

Photo : DR – Instagram @teampandarunning
Pour ce qui est du parcours, le fait de jouer à domicile est un vrai avantage, même s’il redoute certaines étapes : « le plus dur sur ce terrain c’est la première partie. Une fois qu’on sort du Mercantour et qu’on passe la barre des 100 km, on commence à voir la mer et ça c’est un vrai élément de motivation, on sait que l’arrivée est droit devant même si ça représente encore plusieurs dizaines de kilomètres. »
Enfin pour le Maralpin, c’est l’esprit d’équipe qui fera la différence : « le fait de faire ça en équipe, ça change tout, tout seul ça serait différent. Maintenant nos femmes et nos enfants sont dans la boucle. Je sais que quand je vais les voir pendant les ravitaillements, ça va être un gros boost. »
L’esprit de la Team Panda, c’est avant tout le partage. Le partage pendant les sorties longues le dimanche tous ensemble, le partage pendant la course avec la famille et les enfants, et le partage après la course, autour d’une bière. La preuve qu’en mêlant patience, esprit d’équipe et bonne humeur, on peut réaliser de grandes choses.
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