Après une phase de poules maîtrisée à Oeiras, la sélection française amenée par sa nouvelle capitaine Alizé Cornet a cédé face à la Hongrie lors du premier match décisif. La route vers les barrages de novembre se complique et impose désormais un succès contre la Serbie ou la Suède demain.
La semaine avait pourtant commencé dans un climat favorable pour l’équipe de France de Billie Jean King Cup. Sur la terre battue d’Oeiras, le groupe dirigé par la Niçoise Alizé Cornet avait enchaîné trois succès contre la Norvège, la Lettonie et la Roumanie avec un seul set perdu. Ces résultats avaient permis de terminer en tête de la poule et d’aborder la rencontre contre la Hongrie avec une forme de continuité assumée.
Alizé Cornet avait d’ailleurs choisi de reconduire la même configuration en simple. Léolia Jeanjean ouvrait le programme contre Amarissa Kiara Toth. Elsa Jacquemot suivait face à Anna Bondar. Ce choix s’inscrivait dans la logique des premiers jours, où les deux joueuses avaient apporté stabilité et efficacité. La rencontre contre la Hongrie représentait un premier tournant face à un adversaire d’un plus gros calibre.
Le premier simple a rapidement donné le ton. Léolia Jeanjean n’a pas réussi à installer son jeu. Les échanges ont souvent tourné en faveur de Kiara Toth, plus constante dans les moments charnières. Le score final, (6-4, 6-3), a offert un premier point à la Hongrie. La France se retrouvait alors sous pression.
Jacquemot devait relancer la sélection. La mission s’annonçait délicate. Anna Bondar avait déjà dominé la Française lors de leurs deux précédentes confrontations. Le début de match a confirmé cette tendance. La Hongroise a pris l’avantage dès les premiers jeux. Jacquemot a tenté de rééquilibrer la seconde manche. Une occasion de conclure le set s’est présentée. Anna Bondar a renversé la situation avant de s’imposer (6-1/7-6 (3)).
Une qualification encore accessible mais soumise à un impératif
Cette défaite modifie la trajectoire française. Le groupe visait une place directe en barrages. Le scénario change. La rencontre de samedi devient décisive. La France affrontera la Serbie ou la Suède, selon l’équipe battue dans l’autre demi-finale du groupe Europe/Afrique.
Une victoire offrirait une seconde chance d’accéder aux barrages de novembre. Une défaite condamnerait la sélection à rester en Deuxième Division. Le contexte impose une réaction immédiate. Le groupe devra retrouver la cohérence affichée en début de semaine. Les premiers matches avaient montré une capacité à gérer des situations serrées. Cette expérience peut servir de base pour aborder la suite.
La gestion émotionnelle jouera un rôle important. Les deux simples perdus contre la Hongrie ont laissé des regrets. Ces éléments devront être digérés rapidement. Le format resserré de la compétition ne laisse pas de marge.
Le staff devra également évaluer l’état physique des joueuses. L’enchaînement des rencontres peut peser. La possibilité d’un double décisif samedi existe. Cornet avait prévu d’aligner Kristina Mladenovic et Tiantsoa Rakotomanga Rajaonah en cas de troisième match contre la Hongrie. Cette option pourrait revenir dans les discussions selon le déroulement de la journée.
La sélection française avait exprimé la volonté de valider son billet dès vendredi. Le scénario en a décidé autrement. Le groupe devra désormais composer avec une pression supplémentaire. La rencontre de samedi déterminera la suite de la saison internationale. Une victoire relancerait la dynamique. Une défaite prolongerait l’attente d’un retour vers la Première Division.
La Billie Jean King Cup impose un rythme dense. Chaque journée peut modifier l’équilibre d’une campagne. La France en fait l’expérience. La qualification reste accessible. Le chemin passe désormais par un match sans filet. Le groupe devra s’appuyer sur ses certitudes, ajuster les détails manquants et aborder cette nouvelle étape avec une approche plus tranchante.
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